Marre de voir et savoir jours après jours ce que l’on peut faire avec la technologie. Aujourd’hui, n’importe quel ordiphone est un instrument d’espionnage en puissance, et ce n’est pas un, mais plusieurs acteurs qui peuvent s’en servir contre vous : les constructeurs, les opérateurs mobile ou des entreprises tierces de service le font déjà avec CarrierIQ. Mais aussi les gouvernements, étrangers ou non, qui peuvent avoir des leviers sur ces entreprises. Et même dans certains cas, cela peut se faire à leur insu. Vous n’êtes pas convaincu ? Pourtant il suffit de regarder la documentation des processeurs qui en équipent l’intégralité : ceux-ci disposent souvent de mécanismes permettant d’enfouir du code. On vous l’a déjà dit : vous n’êtes plus propriétaire de votre téléphone.

Marre aussi d’énoncer des banalités affligeantes. Mettre chez soit un équipement réseau sur lequel on a aucun contrôle est une méthode particulièrement simple pour être espionné à son insu. Je parle ici de vos boîboîtes qui vous offrent un accès au Minitel 2.0, ou à internet illimité-limité selon votre opérateur. Non, les opérateurs sont honnêtes, ils ne feraient jamais cela ; Et puis il y a des lois. Oui, ces mêmes lois votées alarache© sous la pression d’organisation qui feraient mieux de s’occuper de leur vocation première plutôt que de faire du lobbying. Le résultat a failli être la mise en place de mouchards dans votre boîboîte, dont j’ai déjà évoqué l’existence précédemment, et contrôlés par des intérêts économiques privés.

Et marre de ceux qui viennent d’être évoqués. Si vous ne l’avez pas deviné, il s’agit de ces associations de défenses des auteurs, de perception de la dîme privée et du contrôle global de la culture. Vous adorez votre télévision haute-définition, vous pensez que le Blue-Ray et le HDMI sont l’avenir ? Mais saviez-vous que ces deux technologies ont été réclamées par l’industrie de la culture tout simplement afin qu’elle puisse contrôler en détail qui à payé son droit d’accès à la Culture ? Les technologies de l’information ne savent faire qu’une chose, copier l’information, et grâce à cela on est en mesure de pouvoir accéder aujourd’hui à n’importe quelle oeuvre. Alors pour défendre des intérêts économiques, on met en place des barrières qui n’ont aucun sens, ni technique, ni moral ; Le consommateur découvre jours après jours les bienfaits de la technologie qu’on veut bien lui montrer, et on diabolise ceux qui cherchent à montrer les véritables bienfaits. Toujours pour défendre des intérêts économiques.

Marre de ces bienfaits de la technologie qui permettent aujourd’hui de s’asseoir sans difficultés sur le droit de vote. Vous pensez qu’une machine à voter électronique comme celles utilisées en France est un bond en avant pour la démocratie ? Lorsque vous déposez votre bulletin, enfermé dans une enveloppe, dans une urne transparente, lorsque vous voyez des citoyens de tout bords se proposer pour organiser cette journée et procéder au décompte, vous savez que ce vote est régulier. Quand vous entrez votre nom et votre vote dans une machine dont vous n’avez pas le droit de connaître le fonctionnement, vous ne pouvez pas savoir si votre vote est comptabilisé ou même anonyme. Quand à savoir si les résultats sont légitimes, c’est une toute autre histoire.

Marre de ce monde de technologies complètement dérégulées ; Clairement, l’État est en faute avec un laissez-aller propulsé par des élus qui ne veulent pas fournir d’effort intellectuel pour comprendre les enjeux réels. Mais cela n’est que le reflet d’une grande majorité de la population qui voit encore dans cette boîte noire une magie bienfaisante. Tant que cela marche, il ne faut pas s’en soucier.

Est-il nécessaire d’attendre de voir ses méfaits à très grande échelle ?

Marre des lundi où l’on se rend compte que tout va de mal en pis semaines après semaines.

Ah, monde de merde !
— George

Ouais moi aussi j’ai bien envie de le dire. Monde de merde.